Jusqu'au 14 septembre 2020, seules les salles des Nymphéas sont accessibles.
Réservation obligatoire pour tous les visiteurs. Billetterie
Toutes les informations sur les conditions d'accès et de visite sont à retrouver ici.

Écoles élémentaires : visites

Ces visites sont menées par un conférencier des musées nationaux et s’appuient sur l’observation d’une sélection d’œuvres de l’exposition. Les conférenciers sont libres de déterminer cette sélection en fonction de l’affluence dans les salles, de l’effectif et du niveau scolaire du groupe.

Les visites en groupe sont proposées pendant toute la durée de l’exposition, à l’exception de la première et de la dernière semaine. Les modalités d’accès à ces expositions, pour les visites en groupe, seront communiquées lors de la réservation.

Réservation obligatoire sur internet ou par courrier. Toute réservation fait l’objet d’une confirmation par email.

Informations et réservation
En remplissant ce formulaire en ligne
ou
Musée de l’Orangerie
Direction des publics
Secteur réservation groupes
62, rue de Lille
75343 Paris cedex 07

Les visites se déroulent le lundi puis du mercredi au samedi
De 9h15 à 15h30
Durée : 1h30
Tarif : gratuit
Certaines visites peuvent être menées en langue des signes, se renseigner au moment de la réservation.

 

Visites avec conférencier dans les expositions temporaires

Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique
Visites du 23 septembre au 7 décembre 2020

Magritte en plein soleil. La période "Renoir" 1940-1947
Visites du 17 février au 14 juin 2021

 

Visites avec conférencier dans les collections

s voies annonçant le XXe siècle et que Claude Monet a offert à l’État à la fin de la Première Guerre mondiale pour célébrer l’armistice et la paix. Il inaugure le "musée Claude Monet" en 1927, quelques mois après la mort de l’artiste. En 1966, le choix par l’État d’exposer la collection Jean Walter et Paul Guillaume, acquise en 1959 et 1963, donne son aspect Ces visites sont menées par un conférencier des musées nationaux et s’appuient sur l’observation d’une dizaine d’œuvres autour d’un thème choisi. Les conférenciers sont libres de déterminer leur parcours de visite en fonction de l’affluence dans les salles, de l’effectif et du niveau scolaire du groupe.

Les groupes sont limités à 30 élèves maximum.

Réservation obligatoire sur internet ou par courrier. Toute réservation fait l’objet d’une confirmation par email.

 

Informations et réservation
En remplissant ce formulaire en ligne
ou
Musée de l’Orangerie
Direction des publics
Secteur réservation groupes
62, rue de Lille
75343 Paris cedex 07

Les visites se déroulent le lundi puis du mercredi au samedi
De 9h15 à 16h
Durée : 1h30
Tarif : gratuit
Certaines visites peuvent être menées en langue des signes, se renseigner au moment de la réservation.


Du Second Empire au XXIe  siècle : l’histoire de l’Orangerie des Tuileries

Le bâtiment, les Nymphéas de Claude Monet et leur écho chez les artistes d’aujourd’hui.
Cette visite en trois temps abordera d’abord l’architecture du bâtiment puis les salles des Nymphéas, enfin le contrepoint contemporain. Au rythme de trois par an, les contrepoints contemporains sont une présentation d’une ou quelques œuvres d’un artiste faisant écho au chef-d’œuvre du lieu les Nymphéas. Si le dialogue entre l’œuvre de Monet et celles d’artistes contemporains est important dans votre démarche de visite, nous vous invitons à vérifier sur musee-orangerie.fr les dates des contrepoints avant d’effectuer une demande de réservation.

Artiste invitée du 21 octobre 2020 au 15 février 2021 : Janaina Tschäpe

Artiste invitée au printemps 2021 : Isabelle Cornaro

Construit en 1852, sous le Second Empire, afin d’abriter durant l’hiver les orangers décorant le jardin du palais des Tuileries, l’actuel musée de l’Orangerie a connu plusieurs campagnes de travaux visant à consolider le bâtiment et à le transformer. En 1921, il est affecté au sous-secrétariat d’État aux Beaux-Arts afin d’exposer les artistes vivants. Georges Clemenceau, alors président du Conseil, propose d’y installer le grand ensemble des Nymphéas, chef-d’œuvre qui ouvre de nouvelledéfinitif au « premier musée d’art français moderne » accessible au public. Au tournant des années 1970 et 1980, le bâtiment est réorganisé autour d’un grand escalier évoquant un intérieur bourgeois, avant une rénovation, au début des années 2000, qui lui donne une allure épurée et moderniste. En 2019-2020, le choix est fait d’aménager une salle dédiée à l’art contemporain, et d’inviter des artistes de notre temps à poursuivre le dialogue avec les Nymphéas de Monet, œuvre fondatrice pour l’art moderne. Ces derniers réaménagements permettent de donner toute sa cohérence au lieu et à ses collections.

 

La collection de l’Orangerie. Aux sources de la modernité

Adossée aux collections du musée d’Orsay, caractérisée par la tension entre modernité et figuration, et constituée de pièces remarquables de l’École de Paris (1910-1930), la prestigieuse collection du musée de l’Orangerie, marquée par l’esprit de Paul Guillaume, marchand et collectionneur d’art moderne et d’art africain et océanien, fait l’objet d’une toute nouvelle présentation dans des espaces rénovés en 2020. La visite s’ouvre sur, d’une part, un grand polyptyque de Joan Mitchell (prêt du musée national d’Art moderne) et sur, d’autre part, les grands formats des Modernes – Picasso, le Douanier Rousseau, Derain, Modigliani, Matisse… – présentés dans une galerie selon la vision du poète Guillaume Apollinaire. Le parcours se poursuit dans les salles monographiques offrant une vision renouvelée et plus rapprochée du dernier Renoir, de Cézanne et Soutine, entre autres. Enfin, le dépôt exceptionnel d’un ensemble de sculptures d’Afrique et d’Océanie par le musée du quai Branly– Jacques Chirac, ainsi que des dessins et archives, permettent une découverte complète d’un pan unique de l’histoire de l’art parisien des années 1920.

 

Le portrait de Renoir à Soutine

L’art du portrait de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1930 est marqué par une tension constante entre tradition et modernité tel le Portrait de jeunes filles au piano de Renoir. Portraits individualisés, selon la tradition, et visant, au-delà de la ressemblance, à une analyse psychologique, chez Derain ; variété des attitudes, libertés prises avec la perspective, sinuosité de la ligne chez Matisse ; géométrisation des volumes et dissymétrie des traits qui caractérisent les portraits de Modigliani. Sans oublier les figures statiques et monumentales de Picasso, ni celles de Cézanne qui caractérise d’autant moins ses modèles qu’ils lui sont familiers. Le parcours permet la découverte d’une grande variété de portraits, posés par des modèles souvent anonymes, mais aussi quelquefois illustres tels Guillaume Apollinaire, Paul Guillaume et Coco Chanel.

 

Comment Wang Fô fut sauvé des eaux. Visite contée autour des Nymphéas de Claude Monet

Conçue d’après une nouvelle de Marguerite Yourcenar, cette visite permet de découvrir autrement l’univers poétique des Nymphéas, une création unique en son genre. Un premier temps de la visite sera consacré à préparer les élèves à l’écoute et à la contemplation. Puis, l’approche par le conte les amène à observer attentivement cet ensemble de panneaux décoratifs qui occupa Claude Monet pendant près de vingt ans, à la fin de sa vie, et à se questionner sur le sens profond que le père de l’impressionnisme voulut donner à ses Nymphéas : comment faire un tableau ? À quel moment est-il fini ? Qu’est-ce que la réalité ?

 

Art et littérature

Je t’écris de dessous la tente
Tandis que se meurt ce jour d’été

Où floraison éblouissante
Dans le ciel à peine bleuté
Une canonnade éclatante
Se fane avant d’avoir été

Guillaume Apollinaire, 1915

Au tournant des XIXe et XXe siècles, les liens d’amitié, d’influence et de connivence entre écrivains et artistes restent importants. En grande partie constituée sous le regard du poète Guillaume Apollinaire, la collection de l’Orangerie permet de convoquer des textes de Victor Hugo, de Gérard de Nerval, de Charles Baudelaire, d’Émile Verhaeren, d’Alfred Jarry, de Marcel Proust, d’André Breton et même de la comtesse de Ségur. Parce que ces "aventuriers de l’art moderne", tels que les appelle l’auteur Dan Frank, fascinent encore le monde littéraire aujourd’hui, au cours de la visite des textes actuels seront lus, ceux de Jean-Bernard Pouy dont les mots résonnent avec les paysages de la banlieue parisienne vus par le Douanier Rousseau, d’Olivier Renault parlant de la vie de Chaïm Soutine, et de Maylis de Kerangal, entre autres.

 

L’invitation au voyage

Au début du XXe siècle, Paris est une capitale cosmopolite qui attire de nombreux artistes étrangers. La multiplicité des sources (en particulier les arts africains et océaniens) et des références (notamment l’Orient ou le Japon) font de la production artistique de cette époque l’une des plus ouvertes sur le monde, et en ce sens, l’une des plus novatrices. Présenté dans une salle spécialement aménagée en 2020, un dépôt du musée du quai Branly d’une douzaine d’œuvres extra-occidentales, anciennement collection Paul Guillaume, vient enrichir les œuvres de la collection de l’Orangerie. Ainsi, des Nymphéas de Monet à Matisse, Picasso et Modigliani – associé à l’École de Paris –, entre autres, cette visite invite à comprendre les influences diverses qui se font jour chez ces artistes, et à réfléchir aux réalités variées que recouvre l’idée d’un cosmopolitisme artistique.