L’An 01

Anarchie et cinéma
À la fin du XIXe siècle, les idées libertaires se propagent et gagnent les milieux artistiques. Le jeune cinéma ne tarde pas à porter lui aussi cette séduisante conception de la société. À l’occasion de l’exposition consacrée à Félix Fénéon, anarchiste engagé dès 1886, le musée de l’Orangerie s’interroge sur la manière dont le cinéma a véhiculé ces idées nouvelles à travers une sélection de films de fictions tournés, pour certains, du vivant de Fénéon et d’oeuvres plus récentes préludant ou accompagnant les évènements de mai 1968.


L'AN 01
Réalisation : Jacques Doillon, Alain Resnais et Jean Rouch, d’après Gébé
Avec Cabu, Cavanna, Wolinski, Gérard Depardieu, Miou-Miou, Coluche, Jacques Higelin, Gérard Jugnot…
France, 1973, 1h22
L’An 01 narre un abandon utopique, consensuel et festif de l’économie de marché et du productivisme autour du slogan : "On arrête tout, on s’assied par terre et c’est pas triste." Ce film, tiré d’une bande dessinée du dessinateur Gébé, est emblématique de la contestation des années 1970 et aborde des thèmes aussi variés que l’écologie, le refus de l’autorité, l’amour libre, la vie en communauté, le rejet de la propriété privée et du travail, et mobilise les plus grands artistes du moment.