La Nouvelle Babylone

Anarchie et cinéma
À la fin du XIXe siècle, les idées libertaires se propagent et gagnent les milieux artistiques. Le jeune cinéma ne tarde pas à porter lui aussi cette séduisante conception de la société. À l’occasion de l’exposition consacrée à Félix Fénéon, anarchiste engagé dès 1886, le musée de l’Orangerie s’interroge sur la manière dont le cinéma a véhiculé ces idées nouvelles à travers une sélection de films de fictions tournés, pour certains, du vivant de Fénéon et d’oeuvres plus récentes préludant ou accompagnant les évènements de mai 1968.


LA NOUVELLE BABYLONE
Réalisation : Grigori Kozintsev et Léonid Trauberg
Musique : Dimitri Chostakovitch
URSS, 1929, noir et blanc, muet, 1h33
Durant la Commune de Paris (1871), un jeune couple déchiré par les barricades : Louise, vendeuse au grand magasin La Nouvelle Babylone, est une communarde ; son fiancé, le soldat Jean, combat dans le camp opposé… Malgré le message anticapitaliste de ce film soviétique tourné en 1929, les autorités de l’URSS en interdisent la projection. À vingt-deux ans, Dimitri Chostakovitch crée pour La Nouvelle Babylone sa première musique pour le cinéma. Une révolution musicale et cinématographique.