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Contrepoint contemporain 7. David Hockney, A Year in Normandie

13 octobre 2021 – 14 février 2022

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David Hockney, A Year in Normandie (projet), musée de l'Orangerie, 2021 / © David Hockney


"Remember that they cannot cancel spring".

Installé dans le Pays d’Auge depuis début 2019, le célèbre peintre britannique, David Hockney, y a initié un nouveau chapitre de sa création artistique. Sa maison, son jardin et la campagne environnante deviennent ses motifs de prédilection, peints sur iPad, technique qu’il utilise depuis plus de dix ans.

Quelques mois plus tôt, au musée de Bayeux, Hockney avait été fortement marqué par la Tapisserie de la reine Mathilde. Longue de près de 70 mètres, la broderie forme une frise relatant d’un seul tenant la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, au XIe siècle. Germe alors le projet de dépeindre sous la forme d’un cycle narratif l’arrivée du printemps. À peine le cycle est-il initié, qu’est décrété, en mars 2020, le confinement national.

Tandis que le monde s’immobilise, Hockney, réalise sur iPad, en l’espace de quelques semaines, plus de cent images. La technique lui permet une saisie rapide et précise. À la manière des impressionnistes, il capture les effets de lumière et les changements climatiques avec dextérité selon toutefois une palette vive et lumineuse, des compositions en aplats juxtaposés aux accents pop. Les jours s’égrènent, le confinement s’achève et le printemps laisse place à l’été, à l’automne puis à l’hiver. Hockney n’a pas seulement peint le printemps, mais une année entière.

Vue de l’atelier de David Hockney, mai 2021. A Year in Normandie, 2020-21, frise peinte sur iPad, présentée au musée de l'Orangerie du 13 octobre 2021 au 14 février 2022.© David Hockney

Présentée dans la grande galerie du musée de l’Orangerie, A Year in Normandie donnera à voir cette succession des saisons sous la forme d’une frise longue de quatre-vingt mètres, en écho aux Nymphéas de Monet. Cette exposition, placée sous le signe de la nature et de son renouveau, sera l’occasion de célébrer les retrouvailles du musée de l’Orangerie avec le public, après de longs mois de fermeture contrainte. Elle constituera un moment fort et unique de cette rentrée artistique parisienne très attendue.