En application des directives gouvernementales, le musée de l'Orangerie restera fermé jusqu’au 1er décembre.
Nous vous remercions pour votre compréhension.

Édito

Nous pensions fêter le printemps autrement.
En raison du contexte sanitaire et suite aux mesures exceptionnelles annoncées par le gouvernement, le musée de l’Orangerie a fermé ses portes.
Ainsi la programmation est interrompue. L’exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique sera reportée dans la mesure du possible à une date ultérieure. Les représentations de Danse dans les Nymphéas, également.

Temps suspendu - nous poursuivons pourtant, à distance, notre activité. Des informations seront régulièrement mises à jour sur le site internet et les réseaux sociaux du musée.

Nous préparons la réouverture de la collection permanente à travers une nouvelle présentation des œuvres, dans des espaces rénovés, clairs, spacieux et redécoupés. Un nouveau parcours permettra de mettre en avant la vision audacieuse et originale de Paul Guillaume, le collectionneur et galeriste, et celle du poète Guillaume Apollinaire.
Ils imaginent une "modernité primitive" faite de croisements et de dialogues entre art extra-occidental, l’art "autre" d’un Douanier Rousseau ou d’un Utrillo et la peinture des Modernes – Picasso, Matisse, Modigliani – , entre les veines figuratives de Derain, Laurencin ou Matisse et la dernière manière des vieux maîtres de l’Impressionnisme – Monet, Renoir ou Cézanne. Apollinaire écrivait en 1918 : "Lorsqu’on parle de jeunes c’est de l’art qu’il s’agit, un art nouveau et vigoureux et non pas de l’âge des artistes dont il ne saurait être question. Cézanne, Rodin ont toujours été des jeunes et Renoir est un jeune."
Inspiré et clairvoyant, notre poète emporté par la grippe espagnole, qui occupe particulièrement aujourd’hui nos pensées, résumait bien l’art de son temps, celui que présente notre musée :
"C’est de souffrance et de bonté
Que sera faite la beauté
Plus parfaite que n’était celle
Qui venait des proportions."

Nous vous souhaitons de belles lectures et espérons vous retrouver très prochainement.

Cécile Debray et l’équipe du musée de l’Orangerie