Édito

DANS LE SILLAGE DU CAVALIER BLEU

L’année 2018 vient de s’achever. Le musée de l’Orangerie a connu sa plus forte fréquentation, dépassant le seuil symbolique du million de visiteurs qui ont pu contempler la collection mais apprécier aussi les deux expositions, Nymphéas. l’abstraction américaine et le dernier Monet et Les Contes cruels de Paula Rego, ainsi que les contrepoints contemporains, Ellsworth Kelly puis Richard Jackson.
L’inflexion vers le moderne et contemporain qui a été plébiscitée par notre public, se maintient durant cette nouvelle année 2019. Le printemps sera sous le signe de la couleur et de l’expressionnisme.
L’installation lumineuse et minimale d’Ann-Veronika Janssens, Hot Pink Turquoise offre une relecture légère et poétique du chef d’œuvre de Monet, Les Nymphéas.
En mars, l’exposition Franz Marc/August Macke. L’aventure du Cavalier bleu, de deux artistes expressionnistes de la couleur, sera présentée pour la première fois en France. Morts sur le front pendant la Grande Guerre, ces deux peintres allemands majeurs trouvent à l’Orangerie, le lieu choisi et juste de l’hommage qui leur est rendu - celui du monument à la paix de Monet, celui d’une collection conçue sous les auspices du poète de l’orphisme, Apollinaire. Grâce au partenariat avec la Neue Galerie de New York, un ensemble de tableaux éblouissants est réuni autour du projet de l’Almanach du Blaue Reiter (Cavalier bleu) réalisé avec Kandinsky.
Autour de cet événement, un cycle de films expressionnistes allemands, une Curieuse nocturne, soirée pour un public jeune, autour de l’aventure du Cavalier bleu, sont proposés.
Le cycle Danse dans les Nymphéas se poursuit, en résonance avec les expositions : le 18 mars, Fabian Barba réinterprètera les danses de la fameuse chorégraphe expressionniste allemande, Mary Wigman. Le 15 avril, le Ballet de Lorraine imagine L’envers, une forme chorégraphique libre d’après l’Allemand Oskar Schlemmer qui, avec son œuvre Le ballet triadique, a révolutionné la danse en 1922.

Que cette nouvelle saison procure à tous émerveillement, inspiration, contemplation et joie.

Cécile Debray, directrice du musée de l’Orangerie